Guillaume Dufay
De Lamentations de J�r�mie.
[Willemet, Willermus, Du Fay, Du Fayt]
(1397 ? – Cambrai 1474)
Compositeur français, il serait l'élève de Rogier de Hesdin, de Nicolas Malin, magister puerorum de la cathédrale de Cambrai de 1409 à 12, et peut-être de Richard Loqueville, magister puerorum de 1413 à 18 mais est sans doute parti au Concile de Constance, de 1414 à 18, en suivant son évêque de Cambrai, Jehan de Lens, ou son prédécesseur, Pierre d’Ailly, entre en 1420 au service de Carlo Malatesta à Rimini, serait en 1424-25 un petit vicaire à la cathédrale de Laon (il a déjà une petite prébende à Saint-Géry), Robert Auclou, secrétaire du Cardinal Louis Aleman, le recrute en 1426 pour rejoindre ce dernier à Bologne où il est légat du pape.
Il aurait été ordonné prêtre avant 1428, devient membre de la chapelle papale (Martin V puis Eugène IV) de 1428 à 33, est recruté l'année suivante par le Duc Amédée VIII de Savoie comme maistre de chapelle, retourne en 1436 à la chapelle papale établie alors à Florence, obtient cette même année un canonicat à Tournai, entre en 1439 au service du Duc de Bourgogne mais reste à Cambrai jusqu'en 1450, est nommé en 1442 maître des petits vicaires. Les renseignements concernant la fin de sa vie sont très épars et rares. Une lettre datée de 1456 qu'il envoie à Lorenzo de’ Medici signale une de ses compositions de 1454, les quatre lamentations sur la chute en 1453 de Constantinople – la seconde Rome – par les Ottomans, où la Haga Sophia devient la Sultan-Achmet-çami, parmi lesquelles on trouve la Lamentatio santae matris Ecclesiae Constantinopolitanae (les trois autres sont perdues), complainte à 4 vx en forme de motet, à mi-chemin du profane et du sacré, qui combine le texte français O très piteulx de tout espoir fontaine... à la voix supérieure et, comme T, le tonus lamentationum romain, avec le texte Omnes amici ejus spreverunt eam (1:2, 2ème partie), tiré des Lamentations de Jérémie (cf. 1ère leçon, Matine, Feria V in Cena Domini in T).
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