Elend
De Lamentations de J�r�mie.
Groupe austro-français constitué en 1993 avec les compositeurs et instrumentistes Alexandre Iskandar Hasnaoui, Renaud Tschiner, Sébastien Roland, Didier Chesneau et les chanteuses Eve-Gabrielle Siskind (1994-96) et Nathalie Barbary (1996), du type Death Industriel, sorte de musique populaire sombre. Leurs membres ont composé avec une structure rituelle identique au Sacrum Triduum, un Officium Tenebrarum mais en l'inversant (la lumière devient ténèbre, et inversement), faisant appel à un fond judéo-chrétien mais s'appuyant sur une musique pleine de tension, souvent menaçante, comme l'attente de l'inconnu, l'attente de quelque chose qui ne veut pas se dire (Interview dans Rock Style, automne 1996). Les textes articulés sur le Paradise Lost (1667) de John Milton, respectent la diversité linguistique du XVIIe en utilisant le latin, le français et l'anglais, rappellent parfois les Lamentations de Jérémie : Incipit lamentatio musae Melpomenes, Incipit lectio tenebrarum, et s'articulent autour de leçons, de répons et de nocturnes. Ce groupe a composé une trilogie de l'Office des Ténèbres qui comprend les parties suivantes :
- Leçon de Ténèbres (1994), 1er album [...] assez atmosphérique, plus dépouillé avec assez peu de hurlements et [...] placé sous le signe du désespoir (Interview dans Hard Rock, 1998), Les Ténèbres du Dehors (1996), composée de 9 pièces,
- Les Ténèbres du Dehors (1996), 2ème album exprimant à la fois la révolte et une pause narrative comme une longue rêverie (Interview dans Hard N'Heavy, juillet 1998), composée de 9 pièces,
- The Umbersun / Au tréfonds des Ténèbres (1998), dernier album, le plus sombre, de l'Officium, placé sous le signe de la mort du Christ correspondant à la dernière cérémonie du Triduum se terminant par du bruit et la mise en valeur d'un dernier cierge allumé, mais avec la particularité que les auteurs se sont arrêtés au silence et qu'il n'y a pas de lumière après (a retro), composée de 9 pièces également.
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