Charles Gounod

De Lamentations de Jérémie.

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Version du 18 juillet 2010 à 17:32

(Paris 1818 – Saint-Cloud 1893).

Compositeur français, il effectue des études classiques au lycée Saint-Louis, puis entre au Conservatoire en 1835, prend des cours de contrepoint avec Jacques-Fromental Halévy, de composition avec Anton Reicha, Ferdinando Paer et Jean-François Le Sueur, 1er Grand Prix de Rome en 1839, découvre la musique de Pier Luigi Palestrina et de Johann Sebastian Bach à Rome, imprégné d'un profond sentiment religieux comme Franz Liszt, est sans cesse partagé entre le profane et le sacré, marié en 1852, devient directeur de l'Orphéon de la Ville de Paris, se réfugie à Londres pendant la guerre de 1870 (attitude qui lui sera contestée), période au cours de laquelle il compose, à la demande du gouvernement anglais pour l'inauguration de l'Exposition universelle du 1er mai 1871 et exécuté au Royal-Albert-Hall, la cantate Gallia pour voix solo, ch. et p, org., vn ou vln, véritable élégie biblique (F-Pn, Vm1 204).

Il décrit cette composition dans les termes suivants : L'idée me vint de représenter la France telle qu'elle était, non pas seulement vaincue, écrasée, mais outragée, insultée, violée par l'insolence et la brutalité de son ennemi. Je me souvins de Jérusalem en ruines, des gémissements du prophète Jérémie, et sur les premiers versets des lamentations j'écrivis une élégie biblique que j'intitulai Gallia. Le texte, palpitant d'actualité, me donnait ce diapason universel, infaillible, catholique, du malheur des nations vaincues et de cette rage brûlante avec laquelle les victimes invoquent le Dieu des armées, la revanche du Seigneur. La composition m'en vint toute entière d'un seul bloc; elle éclata dans mon cerveau comme une sorte d'obus; je puis dire qu'elle s'imposa plutôt que je ne la composai (propos rapportés par Jacques Grimbert). Cette œuvre, écrite en plusieurs versions et plusieurs langues (français, latin, italien et allemand), se décompose en 4 épisodes :

1. Introduction et ch. : Quomodo sedet sola (La voilà seule, vide) [texte s'inspirant des v. 1:1 et 1:2] :
La voilà seule, vide, la cité reine des cités !
Ses enfants pleurent nuit et jour ds ses murs désolés !
Reine, flambeau du monde !
Aujourd'hui délaissée !
L'ombre dérobe sa honte !
Un fleuve de larmes inonde son visage,
Pas un ne la console,
Pas un parmi ceux qu'elle aime !
Les nations l'oublient et l'abandonnent
Et la voilà vide, solitaire !
2. Cantilène : Viæ Sion lugent (Ses tribus plaintives) [texte s'inspirant du v. 1:4] :
Ses tribus plaintives à ses temples saints
Ne viennent plus chanter leurs cantiques !
Ses tribus plaintives pleurent,
et ne viennent plus aux temples saints chanter leurs cantiques !
Ses remparts ne sont que décombres
Ses lévites tremblent, gémissent !
Sur les fronts vierges plus de fleurs !
Son âme se plonge dans sa douleur sans fin !
De sa tristesse le poids l'oppresse
Les larmes brûlent ses yeux !
3. Solo et ch. : O vos omnes qui transitis per viam (O mes frères, qui passez sur la route !) [texte s'inspirant des v. 1:12 ::1ère partie et 1:9 2ème partie) :
O mes frères, qui passez la route
Voyez mes pleurs, ma misère !
O mes frères, voyez ma douleur amère !
Quelles larmes, peuvent égaler mes larmes ?
Grâce, Dieu vengeur, pour tes enfants sans armes,
Contre l'insolent vainqueur arme ton bras !
4. Finale : Jerusalem! Jerusalem! (Jérusalem ! Jérusalem !) :
Jérusalem ! Reviens vers le Seigneur !
Reviens vers le Seigneur, le Seigneur Dieu !

Observations : il n'y a pas d'acrostiches.

Cette composition a été donnée pour la 1ère fois à Albert Hall le 1er Mai 1871 puis le 29 octobre au Conservatoire Société des Concerts à Paris, à l'Opéra-Comique le 8 novembre et à la fête de Sainte-Cécile dans l'église de Saint-Eustache.



Titre : Harmonies Célestes : Gallia
Interprète : Kai Gleusteen, Laurent Martin, Annik Massis, Olivier Vernet, Brigitte Desnoues
Éditeur : Ligia Digital
Référence : 0202011
Année : 5 octobre 1993


Titre : Texte
Interprète : Transylvanian State Philharmonic of Roumanio, Herman Verschraegen
Direction : Frans Dubois, Jean-Louis Petit
Éditeur : Arion
Référence : 68239
Année : 1994
Contenu : 1. Les sept paroles du Christ sur la croix for chorus


Titre : Tobie, Gallia
Interprète : Fernand Bernadi, Marc Duguay, Delphine Haidan, Cécile Perrin, Ensemble Sorbonne University Chorus, Paris Sorbonne University Orchestra
Direction : Jacques Grimbert
Éditeur : Marco Polo
Référence : 8.223892
Année : 10 décembre 1995


Titre : Gallia
Interprète : Yolanda Auyanet, Maurizio Carnelli, Coro "Capilla Davidica" della Cattedrale di Minorca
Direction : Gabriel Barcelo
Éditeur : Kicco Classic
Référence : KC01396CD
Année : 4 avril 1996


Titre : Tobie, Gallia
Interprète : Fernand Bernadi, Marc Duguay, Delphine Haidan, Cécile Perrin, Ch. et Orch. de Paris Sorbonne
Direction : Jacques Grimbert
Éditeur : Naxos (Patrimoine)
Référence : 8.553720
Année : 1996


Titre : Gallia, Lamentation pour S, ch. et orch.
Interprète : Jacques Mercier, Orchestre National d'Ile de France, Françoise Pollet, Chœur Régional Vittoria d'Ile de France
Direction : Michel Piquemal
Éditeur : RCA
Référence : 74321 43365 2
Année : 1996

Titre : Requiem – Airs sacrés français
Interprète : Jacques Mercier, Françoise Pollet, Orchestre National d'Ile-de-France
Direction : Texte
Éditeur : BMG France
Référence : 506304
Année : 2002
Contenu : Quomodo sedet sola ; O vos omnes

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