William Byrd
De Lamentations de J�r�mie.
m (A modifié le niveau de protection de « William Byrd » ([edit=sysop] (infini) [move=sysop] (infini))) |
Version du 21 mai 2012 à 14:23
(1542 – Stondon Massey, Essex 1623)
Compositeur anglais, il est l'élève de Thomas Tallis, devient organiste de la cathédrale de Lincoln en 1562, gentleman de la Chapelle royale, en 1570, et obtient avec Thomas Tallis, son ami, le monopole de l'impression et de l'édition musicales en Angleterre.
Sa musique religieuse est très colorée, liée au texte et à sa fonction liturgique mais il reste dans la tradition contrapuntique. Il a comme élèves Thomas Morley, Thomas Tomkins, Orlando Gibbons et John Bull. Son surnom de Father of Musick le préserve sans doute des persécutions que les catholiques doivent supporter au cours de son époque.
Il écrit un De lamentatione Hieremiae à 5 vx (GB-Lbm royal appendix MSS 12-16,GB-T Ms. 373) – 1ère lecture du Vendredi Saint - qui s'appuie sur les v. 2:8 (1ère partie), 2:9 (1ère partie) et 2:10 (1ère partie) avec pour fin Jerusalem, Jerusalem, convertere ad Dominum Deum tuum, un Levemus corda à 5 vx qui reprend les v. 3:41 et 42 des lamentations et un Plorans Ploravit, motet for 5 voices (SAATB).
John Bryan dans son livret du CD consacré à la musique de violes (voir ci-dessous), indique que le Plorans Ploravit fait ostensiblement référence aux ouailles de Dieu faites prisonnières et prédit l'humiliation des monarques. Ce motet fut publié dans Gradualia I en 1605, l'année pendant laquelle la Conspiration des Poudres essaya de détruire le Parlement et le roi, la mise en musique de Byrd ayant dû être, par conséquent, à un cheveu du délit de trahison (traduction Florence Yeoman).
Il ne semble pas que les lamentations aient été destinées à une fonction liturgique. On peut admirer le courage exemplaire de ce compositeur qui a choisi des textes à double sens : captivité babylonienne, libération de la communauté des vrais croyants, serviteurs livrés aux fauves, enfants exilés, etc., textes pouvant rappeler l'exil des catholiques. Byrd a conservé toute sa vie une position ambiguë vis-à-vis de la Reine Elisabeth tout en conservant des relations étroites avec des familles nobles catholiques.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|